Inauguration du centre Tous Chercheurs Lorraine

Le 6 décembre 2016, nous avons inauguré le centre Tous-Chercheurs Lorraine.

Connaissez-vous Tous Chercheurs ?  Encadrés par des chercheurs, les lycéens et collégiens se glissent dans la peau d’un chercheur durant 2 à 3 jours, dans un laboratoire de recherche. Leur but est de mener à bien un projet de recherche qu’ils auront imaginé et construit par eux-mêmes ! Ils découvrent alors la démarche de recherche en la mettant en œuvre (plus d'infos).

Deux laboratoires Tous Chercheurs ont déjà ouvert leurs portes en Lorraine en 2016 : à Metz et à Vittel.

A Metz, dans les locaux de l’IUT de mesures physiques, les lycéens imaginent le paquebot de demain (un paquebot qui ne fonctionnerait qu’aux énergies renouvelables !) et testent la faisabilité de ce projet. A Vittel, dans les locaux de la Vigie de l’eau où un laboratoire performant a été construit, les élèves se questionnent sur la qualité de l’eau et plus particulièrement sur le degré de toxicité des nitrates sur les organismes aquatiques.

L’inauguration était l’occasion de découvrir ou redécouvrir ces laboratoires. Les 80 personnes présentes ont été impressionnées par les équipements disponibles et séduites par le concept  qui a été imaginé par Constance Hammond chercheuse à l’INSERM à Marseille. Un succès pour les organisateurs et les partenaires du projet !

Vous pourrez retrouver en vidéos l’inauguration sur :

" Vittel en'quête d'eau " récompensé par les Trophée DD

La deuxième édition des Trophées du développement durable organisée par le Conseil départemental s'est déroulée le 21 octobre 2016. Elle mettait en lumière 41 projets présentés par des acteurs locaux soucieux de contribuer à leur échelle au bien-être de la planète.

Le projet " Vittel en'quête d'eau " initié par la Ville de Vittel et animé par la Vigie en 2015 y a été récompensé dans la catégorie Climat !

 

 

 

 

 

 

 

Disparition

Depuis le début de son existence, La Vigie de l’eau a été accompagnée par TéléSavoirs, et TéléSavoirs c’est Gaétan Cambra. Par son expérience de la vulgarisation scientifique, par sa passion pour les nouveaux medias , par son réseau relationnel, par sa créativité, Gaétan Cambra a été pour nous un soutien précieux. Il est parti brutalement début juillet 2016, emporté par un cancer.  Son absence laisse un grand vide.

Dans les toilettes ou dans la poubelle ?

De plus en plus de produits sont actuellement vendus comme biodégradables et jetables directement dans les toilettes. Mais peut-on vraiment jeter dans les toilettes sans incidence sur l’environnement ?

Ces produits, censés simplifier les gestes du quotidien, peuvent être compostés, recyclés ou même directement évacués dans les égouts. Mais biodégradable ne veut pas dire que le produit est obligatoirement biodégradé…

En effet, il s’avère que le circuit de collecte entre les toilettes et la station d’épuration est en fait trop court pour permettre au produit de se dégrader complétement !

Les déchets biodégradables sont alors retrouvés dans les réseaux d’eaux usées, desquels ils devront être évacués, ce qui représente une charge additionnelle pour les stations d’épuration. « Cela représente forcément des coûts supplémentaires sur la facture d’eau » explique Olivier ROUSSELOT du SIAAP (le Syndicat Interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne). Les lingettes biodégradables, par exemple, peuvent colmater les réseaux domestiques et les pompes de relevage. Ne pouvant être traitées, elles devront alors être séparées des eaux usées et seront ensuite renvoyées dans le circuit de collecte des déchets ménagers : Retour à la case départ! Mieux vaut donc directement jeter ces produits dans le compost ou dans la poubelle de tri.

Encore un dernier bémol sur la valeur écologique de ces produits ? L’Aqua Tube est réalisé à partir de pâte à papier flambant neuve, contre du carton recyclé pour un rouleau classique ; Les lingettes à « fibres biodégradables » sont, quant à elles, chargées en détergents nocifs pour l’environnement.

Alors la prochaine fois, posez-vous la question : dans les toilettes ou dans la poubelle ?

Pour en savoir plus :

Parce que l’eau est précieuse, vidéo sur le problème des lingettes dans le réseau d’eau d’assainissement avec une interview d’Olivier Rousselot (Directeur développement et prospective au Service public d’assainissement francilien)

On a testé le rouleau de papier toilette qui se jette dans la cuvette, article de 20 minutes du 13 septembre 2014.

 Les dessous de la folie lingettes, article de L’express d’avril 2004

Paris déclare la guerre au rouleau de papier biodégradable, article du Figaro de juillet 2014.

Les sorties de la Vigie : Nous organisons des visites de station d’épuration pour les scolaires. Ces visites sont accompagnées d’un atelier avec une maquette de station d’épuration permettant de comprendre son fonctionnement et les enjeux.

Les dossiers de la Vigie : Le transport de l’eau, un enjeu universel à toutes les époques

La recherche participative

François Houllier, PDG de l’Inra, a remis le 4 févier 2016 aux ministres en charge de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le rapport issu de la mission sur les sciences participatives qui lui avait été confiée.

L’action menée le long du Madon par La Vigie de l’eau de 2013 à 2015 a fait partie des pratiques qui ont été analysées. 

Le rapport est structuré en trois livrets :

  •  un état des lieux
  • des éléments de bonnes pratiques à destination des porteurs de projets et des acteurs impliqués
  • des recommandations destinées aux institutions, organismes et décideurs pour favoriser une politique de développement et d’accompagnement des sciences participatives.

Pour en savoir plus :

Le rapport Les sciences participatives en France

Recherche participative le long du Madon

Concours photos Zones humides

A l'occasion de la Journée mondiale des zones humides, l'Agence de l'Eau Rhin-Meuse et les Conservatoires d'espaces naturels lancent un concours photos sur les zones humides.
La concours est parrainé par Vincent Munier, photographe animalier de renommée internationale.
 
Vous avez jusqu'au 29 avril pour participer !
 
 

Barrages hydroélectriques : menace pour la biodiversité tropicale ?

Les barrages ont pour fonction première de retenir l’eau pour convertir l’énergie hydraulique en énergie électrique. Cependant, construire un tel ouvrage au travers d’un fleuve n’est pas anodin. Par exemple, en empêchant le déplacement des sédiments qui sont naturellement transportés par l’eau, des montagnes vers la mer, un barrage peut favoriser l’érosion du littoral et modifier le fonctionnement du fleuve. C’est pourquoi des aménagements sont mis en place, notamment en France, pour maintenir la continuité écologique du fleuve, en d’autres termes pour que le barrage ne soit plus une barrière au déplacement des sédiments et des espèces.

Mais est-ce le cas partout ?

Des chercheurs ont publié le 7 janvier 2016 une tribune dans la revue Science pour alerter les citoyens sur l’impact de certains ouvrages hydroélectriques sur la biodiversité et en particulier celle des poissons. Ils ont travaillé sur les 3 plus grands fleuves tropicaux (l’Amazone, le Mékong et le Congo) sur lesquels plus de 450 projets de barrages hydroélectriques sont à l’étude ! Alors que ces trois fleuves abritent un tiers des espèces de poissons d’eau douce connues, ces ouvrages empêcheront la migration nécessaire pour la reproduction de certains d’entre eux. Conséquence : le nombre d’individus baissera et la diversité des espèces aussi. Les conséquences vont même plus loin puisque la pêche, activité essentielle dans ces régions tropicales, est mise en péril, obligeant les pêcheurs à se convertir à l’agriculture et parfois à déforester pour installer leurs cultures. Les chercheurs alertent donc les maîtres d’œuvre de ces pays sur le besoin d’évaluer l’impact environnemental de leurs projets.

Photo : Barrage du Belo Monte au Brésil (source : afrikhepri.org)

Pour en savoir plus :

Barrages hydroélectriques: la biodiversité en péril, article du Journal de l’environnement le 7 janvier 2016

Notre dossier L’énergie bleue

Notre dossier « vous avez dit continuité écologique ? »

Le printemps en hiver

Au mois de décembre, la température moyenne a dépassé les valeurs de saison de près de 4°C, l’équivalent des températures d’un mois de mars ! selon un bilan quasiment définitif de Météo France. Après un printemps et un été chauds et secs, atteignant eux aussi des records, l’année 2015 se place au 3ème rang des années les plus chaudes depuis 1900. Les 1er et 2ème rangs revenant à 2014 et 2011 !  En somme, les 15 dernières années les plus chaudes en France depuis le début du XXe siècle ont toutes été enregistrées au cours des 30 dernières années. Signe du réchauffement climatique ?

Qu’en est-il de la recharge des nappes phréatiques ? La bonne recharge des nappes dépend de la pluviométrie hivernale. Cependant, en moyenne sur toute la France, celle-ci est déficitaire de plus de 20%. En Alsace et Lorraine, la situation est encore plus marquée puisque, contrairement au reste de la moitié Nord du pays, le niveau des nappes et l’humidité du sol étaient inférieurs à la normale au 1er novembre 2015.

Pour en savoir plus :

Bilan climatique au 1er décembre

Etat des nappes d'eau souterraine au 1er novembre

Pour découvrir les cartes des précipitations et d'humidité du sol au 11 décembre

L'année 2015 est la 3ème la plus chaude depuis 1900 en France, article de France Soir le 4 janvier 2016. « 2015 a été la troisième année la plus chaude depuis le début du XXe siècle en France. Le mois de décembre a quant à lui été le plus chaud depuis 1900 »

 

COP21 : L’impact des changements climatiques sur l’eau : qualité de l’eau et biodiversité

Le réchauffement climatique aura des impacts sur la qualité de l’eau. En effet, l’augmentation des températures fera grimper la température des rivières et des étangs et donc l’évaporation, il y aura moins d'eau, le débit des rivières diminuera. Et celui-ci diminuera d’autant plus en périodes de sécheresse, périodes qui deviendront de plus en plus fréquentes à l’horizon 2050-2100. Or, avec moins d’eau dans les rivières, les pollutions sont plus concentrées. Moins d’eau, plus chaude et plus concentrée en polluants, les conséquences peuvent être énormes sur la mortalité des poissons et la biodiversité. L’été 2015 en Auvergne, plusieurs centaines de poissons sont retrouvés morts dans un étang, victimes du manque d’oxygénation qui découle de la hausse de la température de l’eau. A terme et regardé sous l’angle des changements climatiques à long terme qui s’annoncent, on peut prévoir aussi une baisse de la biodiversité, les espèces les plus sensibles au manque d’oxygénation et à la pollution disparaissant de nos étangs et rivières. Des conséquences difficiles pour la pêche mais aussi pour le traitement des eaux (il faudra conjointement prélever moins et assainir davantage). Un autre impact sur la qualité des eaux est la fréquence plus élevée d’évènements extrêmes, notamment les très fortes pluies. En effet, l’eau qui ne peut pas s’infiltrer ruisselle et emporte avec elle les hydrocarbures déposés par les voitures sur les routes… Et si cette très grande quantité d’eau ne peut pas être traitée par la STEP, c’est autant de pollution qui se retrouve dans les rivières.

Ce constat peut paraitre fataliste. Cependant, il existe des solutions pour pouvoir nous adapter et atténuer les conséquences des changements climatiques. 
Quelques solutions dans le prochain billet pour clore cette série sur la COP21.

Crédit image : Claude Lorange

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