La recherche participative

François Houllier, PDG de l’Inra, a remis le 4 févier 2016 aux ministres en charge de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le rapport issu de la mission sur les sciences participatives qui lui avait été confiée.

L’action menée le long du Madon par La Vigie de l’eau de 2013 à 2015 a fait partie des pratiques qui ont été analysées. 

Le rapport est structuré en trois livrets :

  •  un état des lieux
  • des éléments de bonnes pratiques à destination des porteurs de projets et des acteurs impliqués
  • des recommandations destinées aux institutions, organismes et décideurs pour favoriser une politique de développement et d’accompagnement des sciences participatives.

Pour en savoir plus :

Le rapport Les sciences participatives en France

Recherche participative le long du Madon

Concours photos Zones humides

A l'occasion de la Journée mondiale des zones humides, l'Agence de l'Eau Rhin-Meuse et les Conservatoires d'espaces naturels lancent un concours photos sur les zones humides.
La concours est parrainé par Vincent Munier, photographe animalier de renommée internationale.
 
Vous avez jusqu'au 29 avril pour participer !
 
 

Barrages hydroélectriques : menace pour la biodiversité tropicale ?

Les barrages ont pour fonction première de retenir l’eau pour convertir l’énergie hydraulique en énergie électrique. Cependant, construire un tel ouvrage au travers d’un fleuve n’est pas anodin. Par exemple, en empêchant le déplacement des sédiments qui sont naturellement transportés par l’eau, des montagnes vers la mer, un barrage peut favoriser l’érosion du littoral et modifier le fonctionnement du fleuve. C’est pourquoi des aménagements sont mis en place, notamment en France, pour maintenir la continuité écologique du fleuve, en d’autres termes pour que le barrage ne soit plus une barrière au déplacement des sédiments et des espèces.

Mais est-ce le cas partout ?

Des chercheurs ont publié le 7 janvier 2016 une tribune dans la revue Science pour alerter les citoyens sur l’impact de certains ouvrages hydroélectriques sur la biodiversité et en particulier celle des poissons. Ils ont travaillé sur les 3 plus grands fleuves tropicaux (l’Amazone, le Mékong et le Congo) sur lesquels plus de 450 projets de barrages hydroélectriques sont à l’étude ! Alors que ces trois fleuves abritent un tiers des espèces de poissons d’eau douce connues, ces ouvrages empêcheront la migration nécessaire pour la reproduction de certains d’entre eux. Conséquence : le nombre d’individus baissera et la diversité des espèces aussi. Les conséquences vont même plus loin puisque la pêche, activité essentielle dans ces régions tropicales, est mise en péril, obligeant les pêcheurs à se convertir à l’agriculture et parfois à déforester pour installer leurs cultures. Les chercheurs alertent donc les maîtres d’œuvre de ces pays sur le besoin d’évaluer l’impact environnemental de leurs projets.

Photo : Barrage du Belo Monte au Brésil (source : afrikhepri.org)

Pour en savoir plus :

Barrages hydroélectriques: la biodiversité en péril, article du Journal de l’environnement le 7 janvier 2016

Notre dossier L’énergie bleue

Notre dossier « vous avez dit continuité écologique ? »

Le printemps en hiver

Au mois de décembre, la température moyenne a dépassé les valeurs de saison de près de 4°C, l’équivalent des températures d’un mois de mars ! selon un bilan quasiment définitif de Météo France. Après un printemps et un été chauds et secs, atteignant eux aussi des records, l’année 2015 se place au 3ème rang des années les plus chaudes depuis 1900. Les 1er et 2ème rangs revenant à 2014 et 2011 !  En somme, les 15 dernières années les plus chaudes en France depuis le début du XXe siècle ont toutes été enregistrées au cours des 30 dernières années. Signe du réchauffement climatique ?

Qu’en est-il de la recharge des nappes phréatiques ? La bonne recharge des nappes dépend de la pluviométrie hivernale. Cependant, en moyenne sur toute la France, celle-ci est déficitaire de plus de 20%. En Alsace et Lorraine, la situation est encore plus marquée puisque, contrairement au reste de la moitié Nord du pays, le niveau des nappes et l’humidité du sol étaient inférieurs à la normale au 1er novembre 2015.

Pour en savoir plus :

Bilan climatique au 1er décembre

Etat des nappes d'eau souterraine au 1er novembre

Pour découvrir les cartes des précipitations et d'humidité du sol au 11 décembre

L'année 2015 est la 3ème la plus chaude depuis 1900 en France, article de France Soir le 4 janvier 2016. « 2015 a été la troisième année la plus chaude depuis le début du XXe siècle en France. Le mois de décembre a quant à lui été le plus chaud depuis 1900 »

 

COP21 : L’impact des changements climatiques sur l’eau : qualité de l’eau et biodiversité

Le réchauffement climatique aura des impacts sur la qualité de l’eau. En effet, l’augmentation des températures fera grimper la température des rivières et des étangs et donc l’évaporation, il y aura moins d'eau, le débit des rivières diminuera. Et celui-ci diminuera d’autant plus en périodes de sécheresse, périodes qui deviendront de plus en plus fréquentes à l’horizon 2050-2100. Or, avec moins d’eau dans les rivières, les pollutions sont plus concentrées. Moins d’eau, plus chaude et plus concentrée en polluants, les conséquences peuvent être énormes sur la mortalité des poissons et la biodiversité. L’été 2015 en Auvergne, plusieurs centaines de poissons sont retrouvés morts dans un étang, victimes du manque d’oxygénation qui découle de la hausse de la température de l’eau. A terme et regardé sous l’angle des changements climatiques à long terme qui s’annoncent, on peut prévoir aussi une baisse de la biodiversité, les espèces les plus sensibles au manque d’oxygénation et à la pollution disparaissant de nos étangs et rivières. Des conséquences difficiles pour la pêche mais aussi pour le traitement des eaux (il faudra conjointement prélever moins et assainir davantage). Un autre impact sur la qualité des eaux est la fréquence plus élevée d’évènements extrêmes, notamment les très fortes pluies. En effet, l’eau qui ne peut pas s’infiltrer ruisselle et emporte avec elle les hydrocarbures déposés par les voitures sur les routes… Et si cette très grande quantité d’eau ne peut pas être traitée par la STEP, c’est autant de pollution qui se retrouve dans les rivières.

Ce constat peut paraitre fataliste. Cependant, il existe des solutions pour pouvoir nous adapter et atténuer les conséquences des changements climatiques. 
Quelques solutions dans le prochain billet pour clore cette série sur la COP21.

Crédit image : Claude Lorange

COP21 : l'impact des changements climatiques sur l'eau : inondations et sécheresses

Le réchauffement climatique aura des impacts sur l'eau. Inondations récurrentes et sécheresses à répétition risquent de constituer notre lot. Selon ce que nous ferons (réduire ou augmenter nos émissions de gaz à effet de serre), les chercheurs prédisent des changements plus ou moins importants dans le régime des pluies. Globalement, les pays du Nord recevront plus de pluies et les pays déjà secs recevront encore moins de pluies : les différences s'accentuent.

En France, il devrait pleuvoir à peu près toujours autant; par contre les hivers seront plus pluvieux et les étés plus secs. Nous devrons alors faire face à un manque d'eau l'été, à un excès d'eau l'hiver, donc à des sécheresses et des inondations. Comme nous l'avons expérimenté cette année, on imagine facilement les conséquences de sécheresses plus fréquentes : diminution des rendements agricoles, difficulté d'accés à l'eau, restriction... Au contraire, l'hiver sera synonyme d'excés d'eau.

Les évènements pluvieux seront probablement plus rares mais plus intenses. Une grande quantité d'eau sur une période plus courte ne peut pas totalement s'infiltrer donc elle ruisselle et vient gonfler les cours d'eau, le débit de la rivière augmente encore plus et les conséquences en aval peuvent être catastrophiques. D'autant plus que l'urbanisation intense et l'imperméabilisation des sols par les routes, les parkings... ne font qu'aggraver ce phénomène.

A lundi, pour la deuxième partie : quelles seront les conséquences sur la qualité de l'eau ?

COP21 : Objectif Réduire les émissions de carbone. Mais qu’en est-il de l’eau ?

2 décembre, Journée eau et climat. Le Partenariat Français pour l’Eau s’est mobilisé pour que l’eau soit au cœur des débats lors de cette COP21. A cette occasion, La Vigie de l’eau et la ville de Vittel présenteront le projet Vittel en’quête d’eau au Grand Palais à Paris le 5 décembre.

Mais pourquoi intégrer l’eau dans les négociations sur le climat ?

Reprenons depuis le début : l’objectif, pour limiter le réchauffement climatique, est de limiter les rejets des gaz à effet de serre (GES). Les GES sont des molécules gazeuses présentes dans l’atmosphère. Par exemple, le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) ou encore la vapeur d’eau et l’oxygène. Si leurs concentrations augmentent, l’effet de serre augmente et la Terre se réchauffe (Pour en savoir plus). CO2 et CH4 sont deux molécules rejetées en grande quantité par les activités humaines et qui ont un fort pouvoir réchauffant. Ces deux molécules sont faites de carbone (symbole C) d’où l’utilisation parfois de termes comme «  réduction des émissions de carbone » ou « taxe carbone ».

Cependant, parler seulement de carbone est réducteur dans la résolution des défis climatiques : Eau et carbone par exemple, sont intimement liés.

Pourquoi ?

Le réchauffement du climat aura en effet un impact sur le régime des pluies : sur la quantité de pluie mais aussi sur la fréquence des précipitations, c’est-à-dire des pluies moins fréquentes mais plus intenses ! On imagine donc facilement les impacts sur l’eau : inondation, sécheresse mais aussi des impacts sur la qualité de l’eau et la biodiversité aquatique…

Plus d’infos demain sur les impacts des changements climatiques sur l’eau !

Crédit image : Centre d'information sur l'eau

La COP 21 c’est parti !

Mais qu’est-ce que c’est exactement ? Petit retour historique

La COP21 est la 21ème session de la conférence des parties. Et une partie c’est quoi? Pour simplifier, ce sont les pays qui font partie de la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. La convention cadre est un texte qui fournit le cadre global des efforts et des actions que devront faire tous les pays pour limiter le réchauffement climatique.

Depuis quand ce texte existe-t-il ?

Depuis 23 ans ! C’est en 1992, à Rio, que les pays membres de l’ONU créent la convention cadre des Nations Unies pour le climat. Mais ce n’est que depuis 1995 que la COP se réunit chaque année pour mettre à jour la convention, compte tenu entre autres des avancées scientifiques. En 1997, suite à la COP de Kyoto, les pays développés se sont engagés à réduire avant 2012 leurs émissions de gaz à effet de serre de 5% par rapport à 1990. Mais ce n’est qu’un début car, pour limiter la hausse des températures à 2°C d’ici 2100, il faudrait qu’ils réduisent leurs émissions de 40 à 75% avant 2050 !

Cette année à Paris, l’objectif des négociations est justement d’arriver à un accord entre 150 chefs d’états pour limiter le réchauffement climatique à 2°C. En préparation de ce RDV, les représentants de chaque pays ont remis leurs propositions pour la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre. La COP a alors pour but de s’assurer que ces contributions seront suffisantes…

Suivez nous toute la semaine avec un petit billet chaque jour pour mieux comprendre les tenants et les aboutissants de la COP21 et les impacts des changements climatiques. Prochain billet : la place de l’eau dans la COP21.

Suivez nous aussi sur 

Pour en savoir plus :

Une vidéo : Changements climatiques : quels enjeux pour la COP21 ?

Tout savoir sur le 7ème continent : un océan de plastique

 

En direct de Vittel et du Cap en Afrique du Sud, venez assister à un visio chat exceptionnel à propos du «7ème continent ou un océan de plastique » et soyez des privilégiés pour poser vos questions à l’équipage de « Race for Water Odyssey ».

Rendez vous ce vendredi 16 Octobre de 14h à 16h

à la Vigie de l’eau – Galerie thermale – Vittel

Dédicace du livre Un tour du monde pas comme les autres

Dans le cadre de la fête de la science

la Vigie de l’eaule planétarium d’Epinal, Quai des Mots à Epinal

présentent

Un tour du monde pas comme les autres

 

l'aventure extraordinaire, au service de la science,

d'un couple dans tous les ciels de la planète, pendant une année.

 

Dédicace le jeudi 8 octobre 2015

de 17h15 à 19 heures

à la librairie Quai des Mots, face à la gare d’Epinal

 

Avant de repartir pour un deuxième tour du monde aérien au service de la science, Clémentine Bacri partagera son aventure, présentera des images de ce voyage aérien à bord d’un avion ultra-léger et dédicacera l’ouvrage qu’elle a écrit avec Adrien Normier :

« Un tour du monde pas comme les autres »

Editions Le Pommier

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