2017, encore une année sèche en perspective ?

Courant février, la presse régionale alertait le public sur le faible niveau de recharge des nappes phréatiques.

Qu’en est-il aujourd’hui dans les Vosges et plus particulièrement dans l’Ouest vosgien ? Les relevés météo de l’Inra à Mirecourt nous fournissent des données locales sur les précipitations  et  la température.

Si le mois de janvier a été très sec, février et mars ont connu une pluviosité à peu près normale. Pourquoi alors cette crainte de sécheresse ? La sécheresse ne dépend pas uniquement de la pluviosité. La température joue aussi un rôle : janvier a été très froid, février et mars, au contraire, ont connu une douceur  étonnante ; avec 8,1°C, mars atteint des records et se place dans les 6 valeurs les plus élevées de ces 50 dernières années.

Le grand froid de janvier a bloqué l’eau en glace et lorsque la fonte est arrivée brutalement, les chaleurs inhabituelles ont  accentué l’évaporation : en février sur 70 mm de pluie, 15 mm ont été immédiatement évaporés.

De plus, la très grande douceur de mars a entraîné un développement précoce de la végétation qui consomme alors plus d’eau que lors d’un mois de mars « normal ».

Ce déficit hivernal accentue la non-recharge des nappes phréatiques, qui habituellement, se rechargent essentiellement durant l’hiver, lorsque les précipitations sont abondantes et l’évaporation minimale.

En effet, il existe un déficit chronique de pluviosité depuis l’été 2016, ce qui fait craindre une sécheresse aux conséquences potentiellement délicates dans les mois à venir.

Plus que jamais, économisons l’eau !